L’Aversion au changement la malédiction des boomers ? - [LPAC Ep.2]

Bonjour à tous et bienvenue sur : Les pâtes aux champignons ! Le podcast qui cuisine les sujets tech aux petits oignons.

L’Aversion au changement la malédiction des boomers ? - [LPAC Ep.2]

Bonjour à tous et bienvenue sur Les Pâtes Aux Champignons ! 🍄 Le podcast qui cuisine les sujets tech aux petits oignons.

C'est la pause dej' détendez-vous ! On va passer un petit moment à discuter ensemble :)


Pour ce second épisode, nous allons parler de l’aversion au changement en compagnie de Laurine, d'Anthony et de Damien :

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🎙 Édito :

Rien de tel qu’une bonne citation pour commencer un édito, et puisque notre thème porte en partie sur les boomers, je vais me permettre de citer un auteur qui leur est cher : Albert Einstein.

Je cite, deux point ouvrez les guillemets :

“Si nous ne changeons pas notre façon de penser, nous ne serons pas capables de résoudre les problèmes que nous créons avec nos modes actuels de pensée”

Une citation un peu pompeuse je l’avoue, pour simplement dire c’est n’est PAS forcément dans les vieux pots qu’on fait la meilleure soupe.

On est dans un monde de changement perpétuel où le changement est la norme. Avec ce constat la question n’est plus de savoir quand changer, mais comment vivre avec le changement, et pour vivre bien avec ça, il faut se préparer.

Mais notre cerveau est-il capable de changer ? Remontons aux origines de notre cerveau pour en avoir le cœur net :

L’Homo sapiens, ou plus communément appelé « Homme moderne » (c’est-à-dire nous pour les trois du fond qui n’aurait pas compris) serait daté d’environs 300 000 ans pour les plus anciens fossiles connus de cette espèce. Est-ce que notre cerveau a réellement changé depuis ? Oui. Bon. Il aurait même perdu environ 10% de sa masse. Mais rassurez-vous il n’a pas non plus fondamentalement changé. Et pour comprendre un peu les mécanismes qui entrent en jeu dans notre propension à l’immobilisme il faut encore un peu mieux le comprendre.

Non, je ne vais pas vous parler de ce fameux cerveau reptilien, théorie complètement invalidé, selon laquelle nous aurions trois types de cerveau acquis au cours de notre évolution. Si vous voulez en savoir plus sur le sujet, je vous invite à payer n’importe quelle formation de formateur de coach de vie ou de développement personnel qui vous mentirons tous bien mieux que moi.

Mais de quoi va-t-on parler alors ? Eh bien de mode. De modes mentaux pour être exact. Oui, mais vous allez me dire que bon on est déjà presque en été et que ce n’est plus trop la saison des manteaux et puis que de toute façon, vous préférez les doudounes. Alors je vous répondrais que ça tombe extrêmement bien puisqu’on va parler de mental et non pas de la collection printemps été 2021 de chez Armand Thiery.

Tout ça pour dire, que notre cerveau a principalement deux grands modes de fonctionnement : le mode mental adaptatif et le mode mental automatique.

  • Le mode mental adaptatif gère ce qui est inconnu et complexe. Il nous permet donc de nous adapter.
  • Le mode mental automatique gère ce qui est connu et simple. Il nous permet de rouler sur nos acquis.

Mais contrairement aux apparences, ce n'est pas toujours l'entente cordiale au sein de notre cerveau. Ces deux modes sont bien souvent en désaccord sur quoi faire et comment.
Et c'est d'ailleurs bien trop souvent le mode automatique qui a le dernier mot. Brisant par là notre capacité d'adaptation, de créativité, d'inspiration, etc. C’est donc de là que vient notre aversion du changement.

Comment faire pour aimer changer ? Pour cela on bénéficie d’un outil génial qui s’appelle la neuroplasticité. Vous avez peut-être déjà entendu parler de ça, on dit souvent que chez les enfants elle est très grande et que plus on grandit plus cette aisance à déconstruire des habitudes s’amenuise comme une sorte de rigidification des circuits cérébraux.

La bonne nouvelle, c'est que la plasticité cérébrale, ça ce travail, ça s'entraîne par l’apprentissage. Encore mieux, plus l’apprentissage est difficile, plus la plasticité se développe.

J’ai une petite devinette pour vous : Qu’est-ce qui est commun (entre autres hein) chez le poisson rouge, le pigeon, le chat et chez l'être humain ? C'est le système de récompense.

Explication : Faisons une liste des activités essentielles pour la survie de l’individu et de l’espèce : Manger, boire, et se reproduire. Au cours de l’évolution, la sélection naturelle a associé à ces comportements de fortes sensations de satisfaction. Ce circuit s’est ensuite élargi pour nous inciter à répéter les expériences plaisantes apprises au cours de la vie.

Ce système de récompenses est composé de deux voies qui forme comme une boucle de feedback :

  • La voie qui favorise la réalisation des actions, comme se reproduire donc.
  • La seconde qui freine les actions

Bon... je vous vois perplexe, prenons un exemple :
Connaissez-vous la ville de Leipzig ? C’est une grande ville allemande de plus d’un demi-million d’habitants qui signifie en Slave “le lieu près des tilleuls”. Eh bien, savez-vous qu’en 1774 à l'occasion de la foire du livre est paru un des romans les plus célèbres de la littérature classique Allemande ? C'est à cette période que l'on découvre le premier roman de Johann Wolfgang von Goethe : Les Souffrances du jeune Werther.  Et c'est 20 ans plus tard, qu'il publia Les Années d'apprentissage de Wilhelm Meister. Considéré par Arthur Schopenhauer comme un des quatre plus grand roman jamais écrit. Et c'est dans cette même ville que Goethe se noua d'amitié pour Friedrich Schiller, qui est l'auteur du fameux poème Ode à la joie que l'on connaît comme finale du quatrième et dernier mouvement de la 9e Symphonie de Beethoven, devenu depuis l'hymne officiel de l'Union européenne.

Mais c’est quoi le rapport avec la résistance au changement et une ville allemande ? Eh bien, pour tous ceux qui ont trouvé ce court passage un peu chiant.  C'est que, dans votre cerveau, c'est  la seconde voie a été prise, celle qui freine les actions. Pire encore, dès que vous serez confronté à nouveau à la description de grandes villes allemandes, votre cerveau se rappellera immédiatement de cette mauvaise expérience et vous enverra plein de signaux pour vous dire très très vite : Attention, c’est chiant (alors qu'en fait, c'est cool).

Le changement, c’est donc une menace qui ne rapporte pas toujours ses fruits. Alors quand notre cerveau voit un changement, c'est la seconde voie directe sans passer par la case départ.
L’habitude, elle, c’est le réconfort, celle qui vous donne toujours la satisfaction du travail bien fait avec les résultats que vous attendez.

Alors est-ce qu’il y a une solution à tout ça ? Eh bien, peut-être. L'idée serait d'intégrer le changement comme une habitude, pour que notre cerveau ne perçoit plus cela comme une menace. Malheureusement  je n’ai pas encore trouvé de méthode miracle pour faire ça.

Ce qui nous amène à une première question pour nos invitées : avez-vous des techniques qui vous ont permis de mieux vivre un changement ?

Mais avant de re-donner la parole, j’ai commencé cet édito avec une citation de boomer, je me vois donc contraint de le finir, évidemment, avec une citation de la génération z :

“Fallait réfléchir, La vie ça va trop vite, Prends c'que t'as profite” - Wejdene.

Source : Cerveau reptilien, Plasticité neuronale,  Système de récompense

🎁 Les liens bonus :

Comme promis voici les liens dont on vous parle en fin de podcast :

  • Ermite moderne et les boomers :

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